J'ai envie de tout secouer. A commencer par moi. Elle est revenue, l'angoisse, la douleur.. Doucement elle s'est insinuée dans mon c½ur qu'elle a transpercé de sa lame froide. Et mes yeux ont coulé. Je gesticule comme un pantin maudit, dans son décor fané. Ferme-là, avance, baisse la tête, écoute, répète, continue, tout droit regarde pas autour, rentre dans le moule tant pis si t'as mal tant pis si tu gerbes, tu verras, c'est juste une question de temps bientôt tu seras domptée, sage, gentille. Souris ! Nan mais si souris bordel qu'est ce que t'as ? Regarde les autres, les pauvres les malheureux, ils pleurent pas eux, alors pleure pour eux mais surtout ferme-là et prends sur toi.
Nan mais tu t'es vue ?!
# Posté le vendredi 02 mai 2008 10:23

l
Mais peu importe combien quelque chose vous blesse, parfois l'abandonner fait encore plus mal..


On ne renonce jamais aux chevaux__

# Posté le jeudi 24 avril 2008 13:14
Modifié le samedi 07 juin 2008 14:37

Je pense à un mot commençant par

V i . . . . . .

A vous de le deviner, avec une proposition par commentaire.

Celui qui trouvera le mot gagne 5 commentaires..

A vous de jouer :D
# Posté le lundi 14 avril 2008 15:11
Modifié le jeudi 19 juin 2008 05:18

Frédéric Beigbeder - L'amour dure trois ans

Alors je prends mon stylo pour dire que je l'aime, qu'elle a les plus longs cheveux du monde et que ma vie s'y noie, et si tu trouves ça ridicule pauvre de toi, ses yeux sont pour moi, elle est moi, je suis elle, et quand elle crie je crie aussi et tout ce que je ferai jamais sera pour elle, toujours, toujours je lui donnerai tout et jusqu'à ma mort il n'y aura pas un matin où je me lèverai pour autre chose que pour elle et lui donner envie de m'aimer et embrasser encore et encore ses poignets, ses épaules, ses seins et alors je me suis rendu compte que quand on est amoureux on écrit des phrases qui n'ont pas de fin, on n'a plus le temps de mettre des points, il faut continuer à écrire, écrire, courir plus loin que son coeur, et la phrase ne veut pas s'arrêter, l'amour n'a pas de ponctuation, et des larmes de passion dégoulinent, quand on aime on finit toujours par écrire des choses interminables, tout recommence, vous n'êtes plus seul, le ciel est rose, sans toi je n'étais rien, enfin je respire, nous marchons au-dessus des pavés, quelques centimètres plus haut que le sol, personne ne le voit sauf nous, il suffit de respirer et de te regarder, c'est pour toujours, pour toujours et à jamais, c'est invraisemblable, époustouflant comme la joie de vivre nous étouffe, je n'ai jamais vécu ça, est-ce que tu ressens ce que je ressens ? tu ne pourras jamais m'aimer autant que je t'aime, non c'est moi qui t'aime plus que toi, non c'est moi, bon c'est nous, c'est si merveilleux de devenir complètement débile, tu étais faite pour moi, comment exprimer quelque chose de si beau avec des mots, c'est comme si, comme si on avait quitté la nuit noire pour entrer dans une lumière éblouissante, comme une montée d'ecstasy qui ne s'arrêterait jamais, comme un mal de ventre qui disparaît, comme la première bouffée d'air que tu inspires après t'être retenu de respirer sous l'eau, comme une réponse unique à toutes les questions, les journées passent comme des minutes, on oublie tout, on naît à chaque seconde, on ne pense à rien de laid, on est dans un présent perpétuel, sensuel, sexuel, adorable, invincible, rien ne peut nous atteindre, on est conscient que la force de cet amour sauvera le monde..
# Posté le samedi 29 mars 2008 08:37
Modifié le jeudi 24 avril 2008 14:50

Vous essayez sans doute de me foutre plus bas que terre, de me faire crever intérieurement, de me gâcher la vie. Arrêtez, vos efforts n'aboutirons jamais. L'indifférence à tout a pris possession de ma personne depuis un petit moment déjà..

Vous essayez sans doute de me foutre plus bas que terre, de me faire crever intérieurement, de me gâcher la vie. Arrêtez, vos efforts n'aboutirons jamais. L'indifférence à tout a pris possession de ma personne depuis un petit moment déjà..
Je me suis réveillé ennuyé, encore plus ennuyé que je ne m'étais couché, encore plus ennuyé que la veille, l'avant-veille, et tout les jours qui ont précédé, depuis l'immémorial, peut-être l'enfance : le bonheur, l'espoir autrefois, j'en ai oublié la couleur et puis comme un tunnel sans fin, pas de lumière aussi loin que puisse porter mon regard, je plisse les yeux, effort, impuissance ; il n'y a pas de lumière, pas de sortie, pas d'issue, il n'y en aura plus jamais. C'est ce qu'on appelle une crise d'angoisse, peut-être un début de dépression, peut-être simplement un réveil difficile.. Je ne me réveille jamais autrement que difficilement et si je conserve un dernier rêve planqué entre le souvenir de mon ex-suicidée et la conviction que la vie est absurde, que le bonheur n'existe pas, et qu'on finira tous, et moi comme les autres, à bouffer les pissenlits par la racine, c'est bien cet éveil lumineux comme une renaissance, émerger de dix heures de sommeil à une heure décente, le corps reposé et la vie à l'endroit, des passants dans les rues et les boutiques à peine ouvertes, le goût du café, l'odeur des journaux, le soleil du matin, l'intro de Mellon collie and the infinite sadness, les dessins animés débiles au petit déjeuner, et le sentiment que tout est encore possible puisque tout ne fait que commencer. Est-ce l'insomnie qui engendre la dépression ou la dépression qui engendre l'insomnie ?
Bubble Gum - Lolita Pille
# Posté le mercredi 26 mars 2008 15:27
Modifié le lundi 16 juin 2008 05:48